Loi Malraux 2009
| Contribuables
concernés Type d'avantage fiscal Conditions à respecter Précisions complémentaires |
Dans cette page : |
Attention : Pour
bénéficier de la loi Malraux, vous devez impérativement
être à l'initiative des travaux. Si le fisc admet
que vous puissiez confier par mandat tout ou partie
des démarches et prestations de direction et surveillance
des travaux, elle se réserve néanmoins la possibilité
de vérifier que ce tiers n'est pas en fait celui qui
est à l'origine des travaux.
Dispositif
Ce dispositif fiscal nommé loi Malraux peut se résumer de la manière suivante : les propriétaires d'un immeuble situé dans un secteur éligible à cette loi peuvent imputer un pourcentage des dépenses et travaux réalisés en réduction d'impôt, et déduire leurs déficits fonciers résultant de leurs autres dépenses sur le revenu global à hauteur de 10 700 € (comme en régime commun).
Ce nouvel avantage fiscal s'applique aux immeubles pour lesquels une demande de permis de construire ou une déclaration de travaux a été déposée à compter du 1er janvier 2009.
Conditions à respecter
Pour bénéficier du régime fiscal accordé dans le cadre de la loi Malraux, plusieurs conditions sont requises.
Situation du bien
Le bien doit être un logement ancien situé soit
- dans une zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager (ZPPAUP) qui, depuis le 1er janvier 1998, remplace les périmètres de restauration immobilière (la création de ces ZPPAUP résulte d'un arrêté préfectoral publié au recueil des actes administratifs)
- en secteur sauvegardé. Il existe quatre-vingts secteurs sauvegardés répartis sur l'ensemble du territoire.
- dans un quartier ancien dégradé.
Déclaration d'utilité publique
Sur le bien en question, l'acquéreur doit entreprendre des travaux de restauration immobilière qui devront avoir été déclarés d'utilité publique.
Que le bien soit situé en ZPPAUP ou en secteur sauvegardé, les travaux entrepris doivent aboutir à la restauration complète d'un immeuble bâti, à cette réserve près que dans la mesure où certaines parties de l'immeuble ne nécessitent aucune intervention, la loi n'exige pas que l'on y engage des travaux.
Initiative de l'opération
L'initiative des opérations de restauration immobilière doit être prise par une personne seule ou par un ensemble de propriétaires regroupés au sein d'une Association foncière urbaine (AFU). Autrement dit, le vendeur du ou des immeubles concernés ne peut prendre l'initiative du regroupement des propriétaires et encore moins de réaliser les travaux en leur nom.
Engagement de location
Une fois le bien réhabilité, le ou les logements doivent être loués nus à un locataire pour sa résidence principale pendant une durée minimale de 9 ans.
Mais, contrairement à la loi Besson le propriétaire n'est plus tenu, depuis 1994, de respecter des plafonds de loyer et de ressources du locataire.
Avantage fiscal
Les travaux et dépenses éligibles à la réduction
d'impôt (voir paragraphe suivant) permettent de faire
bénéficier l'investisseur d'une réduction d'impôt
:
- de 30% du montant de ces dépenses
et travaux, pour une fraction maximum de 100 000 €,
dans les ZPPAUP ou quartiers anciens dégradés
- de 40% du montant de ces dépenses
et travaux, pour une fraction maximum de 100 000 €,
dans zone en secteur sauvegardé.
A cela est ajouté la déduction du déficit foncier
lié aux autres charges, à l'exception des intérêts
d'emprunt et des frais accessoires à l'emprunt, qui
restent déductibles des revenus fonciers dans les
conditions normales, de la même manière que dans le
cas du régime de droit commun.
Dépenses éligibles à la réduction d'impôt
L'investisseur peut bénéficier d'une réduction d'impôt calculé sur un montant maximum de 100 000 € du total des travaux et dépenses éligibles à ce calcul de réduction d'impôt.
Parmi les dépenses éligibles, on relèvera
- les frais de gérance et de rémunération des concierges, les primes d'assurance, dépenses de travaux d'amélioration ou d'entretien
- les frais d'adhésion aux AFU.
- les dépenses découlant de l'opération de restauration immobilière elle-même, incluant les travaux de démolition imposés par l'autorité qui délivre le permis de construire;
- les travaux de reconstitution de toiture ou de murs extérieurs d'immeubles existants rendus nécessaires par les démolitions imposées
- les travaux de transformation en logement de tout
ou partie d'un immeuble à usage d'habitation, pour
le rendre habitable (y compris les parties antérieurement
non habitables, telles que combles et greniers),
sans agrandissement du volume total bâti de l'immeuble.
Sont exclus les travaux de transformation en logements
de locaux précédemment affectés à un autre usage
(commercial, professionnel), qui n'ouvrent pas droit
à la possibilité d'imputation sur le revenu global.
Les travaux concernés doivent, de toute façon, être
prévus par le plan de sauvegarde et de mise en valeur
ou par la déclaration d'utilité publique selon le
cas.
Mises en garde
Le non-respect de la procédure peut entraîner la requalification s'il est démontré qu'il s'agit d'une vente camouflée en l'état futur d'achèvement. Le second risque est de surpayer l'opération (achat du logement ancien plus les travaux). Il ne faut pas en outre perdre de vue que la situation d'un immeuble en secteur sauvegardé ou ZPPAUP n'est pas une garantie systématique de demande locative ni de rendements locatifs intéressants, là comme ailleurs, la qualité de l'emplacement est primordiale. En cas de non-respect du délai de location de neuf ans, les réductions d'impôt perçues depuis le début sont réintégrés dans l'imposition de l'année en cours. S'il y a revente, même après neuf ans, le calcul de la plus-value imposable ne prend pas en compte le coût des travaux. Aussi, pour éviter une taxation importante, il n'est d'autre solution que de conserver le bien aussi longtemps que nécessaire pour réduire chaque année de 10 % la plus-value imposable à partir de la cinquième année.
Sortie du régime
Une fois l'opération Malraux terminée, l'engagement de location de neuf ans respecté, le bien est considéré comme un bien ancien traditionnel.
Si vous désirez continuer à le mettre en location, vous pourrez selon les cas :
- opter pour le statut Besson/Robien ancien ou Borloo ancien.
- avoir droit au régime du micro foncier assorti de sa déduction forfaitaire de 30 %
- ou encore, si vous n'appartenez pas à l'une des catégories ci-dessus, être soumis au régime du droit commun.
Justificatifs à produire
Joignez à votre déclaration les factures prouvant la réalité des travaux ainsi que la copie de leur autorisation sans oublier l'adresse du logement, la copie du bail et le nom du locataire.

Serge Soulie, Gérant "Premium invest"
Master 2 en gestion de patrimoine
+33 (0)4 99 581 178
Membre de la chambre des indépendants du patrimoine
Notre philosophie en immobilier :
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Loi Scellier de base :
Application depuis le 1er janvier 2009 sur les logements neufs ou réhabilités (respectant la norme RT 2005), la loi Scellier permet une défiscalisation de 25% (pour 2009-2010) étalée sur 9 ans, calculée sur le montant de l’acquisition, plafonnée à 300 000€ par an et limitée à une acquisition par an, avec en contre partie un engagement de location nue à titre de résidence principale pour le locataire, sur une période de 9 ans minimum.
Exemple : 200 000€ x 25% = 50 000€ de réduction / 9 ans = 5555€/an de réduction d’impôts par an durant 9 ans
Après la 9ème année, si le plafond du loyer respecte la loi Borloo, il est possible de continuer à défiscaliser jusqu’à la 15ème année, à hauteur de 2%/an, soit 12% de réduction d’impôts supplémentaire, portant à 37% au total sur 15ans de conservation.
Loi Scellier dans les DOM TOM :
Même principe, avec 40% de réduction au lieu de 25%.
Exemple : 200 000€ x 40% = 80 000€ de réduction / 9 ans = 8 888€/an de réduction d’impôts par an durant 9 ans
Loi Scellier et loueur meublé non professionnel :
Cumul de la loi Scellier de base avec récupération de la TVA. Uniquement pour les résidences étudiantes, maison de retraite et résidences de tourisme classée.
Exemple : 200 000€ x 19,6% TVA = 39 200€ récupérés plus 41 806€ de réduction d’impôts calculé sur le montant HT= 89 200€ d’économie au total
